Interview d'une chef d’entreprise chocolatière chez BeCook !

Lors de l'interview avec Delphine Bertieaux, elle nous a expliqué son parcours et son projet, en tant qu'indépendante chocolatière. Découvrez son cheminement entrepreneurial à travers cette interview.


  • Qui êtes-vous et quel est votre projet ?

« Je suis Delphine Bertieaux, j’ai comme projet d’ouvrir une chocolaterie mais un peu particulière, qui est basée sur la confection de sujet en chocolat sur le folklore de ma région qui est Mons. Donc, à Mons, il y a une ducasse importante avec une procession, ‘‘le combat dit Lumeçon’’, où il y a beaucoup de personnages liés à cette tradition. Et voilà, je vais décliner tous ces personnages-là, en chocolat. »
  • Qu’est-ce-qui a fait que vous vous êtes décidé à lancer votre projet ?

« Alors, j’ai toujours aimé le monde du sucré, petite j’aimais bien faire des gâteaux, des pâtisseries et tout ça, … Et puis, j’ai eu l’occasion de faire une ‘’découverte’’ du chocolat mais en loisir, pour des particuliers. Et donc, j’ai fait quelques soirées pour apprendre à faire des pralines et ça m’a vraiment plu. J’ai alors décidé d’aller un peu plus loin et de faire une formation de 3 ans en confiseur-chocolatier. J’ai adoré et j’ai complété ça avec une formation de pâtisserie. Tout doucement je me suis mise à faire des pralines pour la famille, les amis. Ensuite, m'est venue cette idée de mélanger le folklore de Mons avec le chocolat. Et l’idée a germé il y a une dizaine d’années. Je voulais concrétiser ça moi-même donc je n’ai pas refilé l’idée à quelqu’un d’autre (en rigolant). J'ai cherché comment y arriver parce qu'il y a toutes les contraintes légales, professionnelles. Et il a fallu que moi aussi j’évolue personnellement pour me décider à devenir entrepreneur-indépendante, ce qui n'était pas facile à prendre comme décision. Et pour compléter ça, j’ai fait les 2 ans de formation à l’IFAPME pour être chef d’entreprise confiseur-chocolatier. »
  • Quel est votre parcours professionnel ? Et comment en êtes-vous arrivé ici ?

« Je suis graduée en chimie-clinique donc c’est pour travailler dans les laboratoires d’analyses biologiques. Après avoir fait des stages, ça ne m’intéressait pas de faire ce métier parce que c’était un travail très automatisé sur des machines. Par après, j’ai eu l’occasion de travailler comme gardienne d’enfants chez une dentiste et elle cherchait quelqu’un dans son cabinet dentaire pour faire des tests bien spécifiques et donc, cela s'accordait bien avec mon graduat, j’ai appris le métier d’assistante dentaire, que j’ai exercé quelques années. A la naissance de mes enfants, j’ai décidé d’arrêter de travailler pour m’occuper d’eux et donc, pendant 20 ans je ne travaillais plus, j’étais ‘’ maman à temps plein ‘’ comme je dis, c’était quand-même un travail (en rigolant) ! Et puis, toutes ces formations m’ont amené à vouloir devenir indépendante. Ça fait 6 mois que je suis inscrite comme indépendante. Comme mes enfants sont plus grands, ce n’est plus un souci de concilier les 2. J’ai travaillé aussi 2-3 ans chez un chocolatier, comme ouvrière, il y a déjà une petite dizaine d’années mais c’était ponctuel. »
  • Dans votre passé, aviez-vous déjà pensé à ce projet ou est-ce une nouvelle idée de projet que vous avez eu récemment ?

« Non, je n’y avais jamais pensé, je ne comprenais même pas comment on pouvait être indépendant, ça me semblait insurmontable. Je voyais surtout la sécurité du travail salarié mais, je me suis rendue compte, en cherchant un travail comme ouvrière, parce que je voulais travailler chez un artisan chocolatier (pas dans l’industrie), que c’était très difficile d’avoir une place, en plus étant plus âgée, ça ne facilite pas les choses. Ensuite, tout doucement, avec cette idée que j’avais d’offrir mes sujets en chocolat, et comme je voulais les faire moi-même, j'ai alors l’idée d’être indépendante qui s’est imposée à moi. »
  • Dans votre parcours, si vous avez un regret, ce serait lequel ?

« Je dirais peut-être d’avoir attendu tout ce temps pour passer le pas mais, en même temps, je crois que j’avais besoin d’évoluer personnellement. Et, d’étudier un peu tous les aspects de la vie d’entrepreneur pour être certaine que j’étais capable de me lancer. »
  • Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées en tant que femme entrepreneuse ?

« "Comme femme", je ne crois pas que ce soit vraiment une difficulté, en fait, d’être une femme. Maintenant, oui, le milieu de la chocolaterie reste assez masculin mais, moi je travaillais chez une chocolatière, on était que des femmes ce n’était pas compliqué. Non, c’était plutôt du point de vue personnel que ça a été compliqué. »
  • Quels sont les avantages d’être entrepreneur ?

« Je dirais qu’on peut concrétiser son idée et ne pas être influencé par les autres, oui bien sûr, il y a toujours des personnes qui vont concilier ou critiquer mais, si on a vraiment une idée bien précise, on reste maître de son entreprise et ça, c’est le gros avantage. Là, je suis au tout début, j'ai quelques contacts avec certains clients mais je ne connais pas encore tous les aspects du métier d’entrepreneur. Mais, je dirais que le gros avantage c’est vraiment d’être indépendante et de faire comme on a envie. Maintenant, voilà, on est seul à prendre les décisions et on est seul à gérer les problèmes aussi donc, c’est le revers de la médaille ! »
  • Vous faites des effigies de Mons mais n’êtes-vous pas intéressée d’élargir votre offre de produits ?

« Pour l’instant je me concentre sur le développement de plusieurs produits autour de Mons. Maintenant, je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait parce que, comme je disais, il y a quelques années, il était hors de question d’être indépendante. Je vais m’installer dans le métier, roder la pratique, et puis voir. Mais là, j’ai vraiment envie de développer sur Mons. J'ai encore d’autres idées à mettre en place et puis, on verra bien l’accueil. »
  • Qu’est-ce-que BeCook vous a apporté jusqu’à maintenant ?

« Ce qui est magnifique avec BeCook, c’est que ça me donne l’opportunité d’avoir des installations professionnelles sans faire un gros investissement financier et ça, c’est l’idéal. Et puis, Sara est géniale pour apporter des conseils, un soutien, et moi ça m’a beaucoup aidé à passer le pas aussi. Etant donné que je revends à d’autres professionnels, je suis obligée d’avoir un atelier agréé AFSCA. Et, je ne crois pas que j’aurais fait l’investissement financier. Donc, BeCook a été un atout principal pour me décider. »

Pour conclure, ce fût un grand plaisir pour moi de réaliser cette interview car, tout comme Delphine, j'adore le chocolat et le monde du sucré. J'ai pu, également, découvrir une femme talentueuse, qui a de la motivation, de la détermination et qui a donné vie à son rêve. Elle est un modèle d'inspiration pour moi et je la remercie de son partage. Grâce à elle, j'ai pu voir que cela valait la peine d'aller jusqu'au bout de ses rêves et de se donner les moyens de les réaliser.

Un tout grand merci à Delphine de m'avoir consacré un peu de son temps précieux pour que je réalise cette interview.

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Téléphone : 0456 16 30 79


E-mail : contact@delifine.be


La personne interviewée : Delphine Bertieaux

L'interviewer et la retranscription : Claudia


12-05-2022

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